Saviez‑vous que la résistance thermique brique creuse 20 cm affiche typiquement R ≈ 0,50 m²·K/W ?
Si vous préparez une construction ou une rénovation, vous voulez savoir si cette paroi suffit sans isolation et comment calculer sa performance. Je présente la méthode de calcul, des comparaisons chiffrées et des recommandations concrètes. On commence par la formule R = e / λ et des exemples pratiques.
À retenir
- Résistance typique d’une brique creuse 20 cm : R ≈ 0,50 m²·K/W (plage ≈ 0,35–0,64 selon λ et perforation).
- Formule de base : R = e / λ — ex. 0,20 m / 0,40 W·m⁻¹·K⁻¹ = 0,50 m²·K/W; utiliser ATEC/fiches produit pour calculs réglementaires.
- Comparaison : la terre cuite creuse offre une meilleure R que le parpaing (parpaing 20 cm ≈ 0,26), mais reste inférieure aux monomurs/solutions isolantes → souvent isolation complémentaire nécessaire pour RE2020.
- Solutions d’appoint : privilégier l’ITE (conserve l’inertie, limite ponts thermiques); ITI possible mais nécessite contrôle hygrothermique; murs composites selon ATEC/DTU.
- Contrôles chantier essentiels : vérifier λ, ATEC, qualité des joints/hourdage, liaisons plancher/chaînages (psi) et documenter la réception (fiches, photos).
- Conseil pratique : pour bâtiments soumis à RE2020, réaliser une étude thermique/bureau d’études pour dimensionner l’isolant selon la zone climatique et les ponts thermiques.
Quelle est la résistance thermique d’une brique creuse de 20 cm ?
Pour répondre directement : une résistance thermique brique creuse 20 cm typique vaut environ R ≈ 0,50 m²·K/W, avec une plage observée entre ≈ 0,35 et 0,64 m²·K/W selon la perforation, le lambda du produit et la qualité de pose. Ces ordres de grandeur servent de référence pour les premiers calculs et pour décider d’une isolation complémentaire. Consultez l’Avis technique CSTB pour prendre une valeur certifiée du fabricant. Avis technique CSTB
Valeurs typiques et fourchettes observées pour la brique creuse (R en m²·K/W)
Les valeurs varient selon la conductivité λ du liant et la géométrie des alvéoles. Voici un récapitulatif chiffré pour vérifier rapidement vos calculs et dossiers réglementaires.
| produit | épaisseur (cm) | λ (W·m⁻¹·K⁻¹) | R calculé (m²·K/W) |
|---|---|---|---|
| brique creuse standard | 20 | 0,40 | 0,50 |
| brique creuse (lambda plus élevé) | 20 | 0,57 | 0,35 |
| parpaing creux | 20 | 0,76 | 0,26 |
| brique monomur (exemple) | 37,5 | 0,25 | 1,50 |
Méthode de calcul pas à pas : formule, conversions et exemples pratiques
Définition utile pour vos calculs : R = e / λ où e est l’épaisseur en mètres et λ la conductivité en W·m⁻¹·K⁻¹. L’unité réglementaire est m²·K/W selon le code concerné. Pour une brique de 0,20 m et λ = 0,40 W/m·K on obtient R = 0,20 / 0,40 = 0,50 m²·K/W. Pour λ = 0,70 W/m·K, R = 0,29 m²·K/W. Utilisez les valeurs issues d’Avis techniques ou fiches produit pour le calcul réglementaire. Définition réglementaire de R
Comparaison : résistance thermique brique creuse 20 cm vs parpaing, brique pleine et autres solutions
Sur la même épaisseur, la terre cuite creuse offre généralement une conductivité plus faible que le béton, d’où une R supérieure au parpaing. Le parpaing 20 cm donne une R nettement plus basse et nécessite presque toujours un complément isolant. La brique monomur ou les blocs isolants présentent des R beaucoup plus élevées et, selon la configuration, permettent d’atteindre des performances proches des exigences actuelles sans épaisseur d’isolant importante.
Gardez en tête que la performance réelle dépend des joints, du type de pose (joints minces vs hourdage) et des ponts thermiques. Pour comparer dans un dossier RE2020/RT, basez-vous sur les valeurs certifiées CSTB et intégrez les psi des liaisons planchers.
Quand une brique creuse 20 cm suffit-elle et quelles solutions d’appoint privilégier ?
La brique creuse 20 cm suffit pour des murs porteurs en climat tempéré si l’usage vise une performance modérée et si vous ajoutez une isolation adaptée. Pour respecter les exigences actuelles dans les zones plus froides, prévoyez un complément isolant. Faites une étude thermique selon les règles Th‑U pour valider la solution.
Scénarios d’usage et critères de décision pour maître d’ouvrage et artisan
Choisissez la brique seule pour des petites extensions non chauffées ou des cloisons où la performance thermique n’est pas prioritaire. Demandez la fiche produit certifiée si la paroi entre dans un calcul réglementaire. Demandez un bureau d’études pour des bâtiments soumis à RE2020 afin d’optimiser rapport surface habitable / performance.
Solutions complémentaires (isolation extérieure, isolation intérieure, murs composites) : efficacité et contraintes
Privilégiez l’ITE pour préserver l’inertie et limiter les ponts thermiques. L’ITI peut être plus économique mais exige un contrôle hygrothermique pour éviter la condensation interstitielle. Pour les murs composites, vérifiez l’ATEC et le DTU applicables et prévoyez ancrages et traitement des jonctions. Surveillez l’humidité et demandez une étude hygrothermique si le cas est sensible. Risques hygrothermiques documentés
Vérifications et erreurs à éviter lors de la pose et de la réception d’un mur en brique creuse 20 cm
Contrôlez la conformité des fiches techniques (λ, masse volumique), l’Avis technique le cas échéant, et la qualité des joints. Vérifiez que les joints verticaux sont correctement hourdés si la configuration l’exige, car des joints non remplis réduisent la résistance utile.
Surveillez les détails de liaison (plancher, appuis, chaînages) pour limiter les ponts thermiques. Documentez les contrôles chantier (photos, fiches matériaux, ATEC) pour la réception et pour toute demande d’attestation réglementaire.


